
dimanche 8 novembre 2009
samedi 7 novembre 2009
Les solitaires intempestifs
Nous avons trente ans.
Nous croisons parfois quelques gamins qui nous disent : "de ton temps..."
Nous sommes nés à la fin de la Guerre Froide, nous parents ont l'âge de Brigitte Bardot, Johnny Hallyday et Pierrot le Fou.
Ils auraient l'âge de Jean Seberg si elle avait voulu.
Nous sommes les petits frères des fameux enfants de Marx et de Coca-Cola et nos écoles sont restées fermées pendant le mois de mai 1968.
Nous sommes devenus sans nous en rendre compte les aînés de la Génération morale.
Nous faisons l'amour en pensant à la Mort et nous sommes inquiets de la Paix.
Nous sommes Fabrice à Austerlitz : nous ne voyons rien des batailles et des réalités du monde.
Nous sommes amusés de notre propre nostalgie. Nous sommes nourris de nos livres et des livres de ceux qui nous précédèrent.
Nous aimons les chansons qui nous parlent de chansons et les films qui nous parlent de cinéma.
Nous marchons paisiblement dans la peur et la beauté des catastrophes ou des utopies les plus terribles.
Nous ne sommes faits que des souvenirs qu'on nous inculqua.
Nous ne sommes pas des références.
Jean-Luc Lagarce
Nous croisons parfois quelques gamins qui nous disent : "de ton temps..."
Nous sommes nés à la fin de la Guerre Froide, nous parents ont l'âge de Brigitte Bardot, Johnny Hallyday et Pierrot le Fou.
Ils auraient l'âge de Jean Seberg si elle avait voulu.
Nous sommes les petits frères des fameux enfants de Marx et de Coca-Cola et nos écoles sont restées fermées pendant le mois de mai 1968.
Nous sommes devenus sans nous en rendre compte les aînés de la Génération morale.
Nous faisons l'amour en pensant à la Mort et nous sommes inquiets de la Paix.
Nous sommes Fabrice à Austerlitz : nous ne voyons rien des batailles et des réalités du monde.
Nous sommes amusés de notre propre nostalgie. Nous sommes nourris de nos livres et des livres de ceux qui nous précédèrent.
Nous aimons les chansons qui nous parlent de chansons et les films qui nous parlent de cinéma.
Nous marchons paisiblement dans la peur et la beauté des catastrophes ou des utopies les plus terribles.
Nous ne sommes faits que des souvenirs qu'on nous inculqua.
Nous ne sommes pas des références.
Jean-Luc Lagarce
viens voir les comédiens # 09
Après "Krum", "Angels in america", "Krol Roger", Warlikowski a de nouveau fait voler en éclats les règles de la représentation théâtrale. Qu'avaient donc Euripide et Eschyle à nous dire sur la Shoah ? La question peut sembler saugrenue mais la réponse n'est pas forcément là où on l'attend. Quatre heures d'un théâtre d'une tension inhabituelle pour prendre le spectateur à la gorge et ne plus lui laisser une seconde de répit. De toutes façons, aucune mort n'a jamais sauvé la vie à qui que ce soit... Bien sûr, il faut un minimum de bagage mais le voyage en vaut la chandelle... Le problème, c'est qu'à force de tant d'épuisement de la forme théâtrale, on va finir par ne plus pouvoir aller au théâtre... l'excellence exige l'excellence... j'arrête avant de déraper... la pièce ne se joue que quelques petits jours à Chaillot (jusqu'au 12 novembre)... si vous en avez le loisir, n'hésitez pas... Les images de ce spectacle risquent de vous accompagner longtemps...
quelle semaine !
ps : dans les images ci-dessus, seules les 4 premières images concernent "(a)pollonia". on peut surtout y voir un fragment du passage consacré au sacrifice d'Iphigénie avec la fabuleuse prestation de Maciej Stuhr en Agammemnon.
quelques secondes de la danse de Clytemnestre avec Renate Jett en choreute...
les nuits sans jacno...
faudra nous y faire... Denis Quillard nous a quittés... Jacno s'en est allé...
jeudi 5 novembre 2009
viens voir les comédiens # 08
N'hésitez pas ! La reprise au théâtre de l'Athénée de la version de "La cantatrice chauve" de Ionesco par Jean-Luc Lagarce est une merveille. Exactement le genre de spectacle dont on peut se dire "j'y étais" !
dimanche 1 novembre 2009
la formidable mauvaise vie
Vincent Josse a écrit ceci sur son blog. J'en reprends chaque mot à mon compte.
Encore un livre déversoir dans lequel s'épanche un ego ? Non. Et pourtant il n'est question que de ça dans "la mauvaise vie", l'intime. Dans la vie comme en art, tout est affaire de style. Frédéric Mitterrand en possède. Son écriture est à son image, délicate, cultivée, riche, enlevée. Jamais de complaisance ni de pleurnicherie déplacée. Sa plume est précise comme la prose d'un reporter quand l'auteur décrit les garçons croisés et loués dans les bars de Thaïlande, elle devient éminemment romanesque quand il s'agit d'exprimer son passé, sa culpabilité et ses amours toujours contrariées. Coupable, Frédéric Mitterrand l'est depuis l'enfance. Se sentant très tôt homosexuel, il vit son attirance comme une pulsion diabolique, car elle ne cadre pas avec son éducation bourgeoise. Il se croit seul, se vit seul, différent des copains et ce n'est pas la gouvernante surnommée "la méchante" qui écourtera sa souffrance. Le destin en a décidé ainsi. Le pauvre petit garçon riche souffre et souffrira. Son livre d'ailleurs écrit sous la nette influence de Proust, dit plus de la douleur qu'enfante un certain type d'éducation bourgeoise que de la difficulté à vivre une homosexualité. Mauvaise vie ? Parce qu'il se sent incapable d'être aimé, désiré. Il se décrit "bouchon au fil de l'eau, naufragé" et ne suit qu'un fil, un seul, la voie de l'affect. Lui reviennent en mémoire les garçons aimés sans retour et son grand amour qui l'a dévasté, il parle alors d'un "très vieux tonnerre qui roule encore". Mauvaise vie ? Parce que sa haine de soi l'amène depuis l'âge de 25 ans à payer des hommes, sûr, ainsi, de n'être jamais refusé. Une actrice lui confesse qu'il y a "quelque chose de profondément maladif dans le fait de payer." Il acquiesce, s'avouant "incapable de guérir". Mitterrand réussit une gageure : il trouve un équilibre inoui entre pudeur et impudeur. Description de ses virées en Asie du Sud-Est où il loue le corps des hommes jeunes : "Ces rituels de foire aux éphèbes de marché m'excitent énormément". On peut s'indigner au nom de la morale, mais comment montrer du doigt Mitterrand qui traduit avec tant de nuances et même de poésie ce qu'est "une vie infirme, toute de refoulement et de frustration" ? Si l'on devine en permanence le petit garçon malheureux sous le masque de l'animateur jovial, on perçoit aussi des plaisirs, des lueurs. Ne serait-ce que l'apparition récurrente d'une Deneuve, image distante et divine ou la gentillesse et le brio d'une Sagan. Le plus macho des lecteurs devrait être bouleversé par une telle transparence, une vérité si bien contée, confiée, et non déballée. Un mot résume autant l'être que l'écrivain Mitterrand : c'est l'élégance.
Chronique diffusée sur France Inter le 30 mars 2005, à 7h24 . Je pourrais la redire aujourd'hui avec les mêmes mots, le même enthousiasme .
vendredi 30 octobre 2009
autour de mes nuits # 15
Wayne Shorter quartet...
Grande claque à Pleyel hier soir. Une heure trente de tensions entre Debussy, Miles Davis et la musique contemporaine. Mémorable.
mardi 6 octobre 2009
viens voir les comédiens # 07
Non, ce n'est pas Dick Annegarn. Avec sa jolie gueule d'éternel adolescent, c'est juste l'immense Fred Pellerin, le merveilleux conteux de Saint-Élie-de-Caxton. Dans la lignée de Sol et de Gilles Vigneault, ses contes tiennent du miracle entre Gabriel Garcia Marquez et Michel Tremblay. Ce spectacle, "L'arracheuse de temps" (au théâtre du Rond Point jusqu'au 31 octobre) est à hurler de rire avant de vous prendre à la gorge et vous faire pleurer toutes les larmes qu'il vous reste en stock... C'est beau, c'est tendre, c'est hilarant, c'est incroyablement vivant et c'est bouleversant !
mercredi 30 septembre 2009
jukebox 2009 # 72
Je ne comprendrai jamais comment la plus belle femme du monde est devenue cette vieillarde haineuse. Heureusement, il nous reste quelques dizaines de chansons et quelques films pour nous souvenir de toute la beauté du monde.
de chair et de sang
Le plus bel animal au monde. Toujours Joe Dallesandro dans le film qui dynamita mon imaginaire dans les années 70, "Flesh".
jeudi 24 septembre 2009
avant, après # 25
dimanche 20 septembre 2009
viens voir les comédiens # 05
"Le sang des promesses" de Wajdi Mouawad (ici, répétition de "Littoral").
J'y retourne le 18 octobre à Nantes.
samedi 19 septembre 2009
jeudi 17 septembre 2009
viens voir les comédiens # 04
Je sors à l'instant d'un incandescent "Partage de midi" à Marigny, totalement tourneboulé par Marina Hands et, surtout, le génialissime Hervé Pierre. La brûlure est vive et cuisante. Aucune image de disponible. Ma mémoire s'emballe et se retourne avec une évidence épuisante vers la plus grande, vers l'inoubliable prestation de Fiona Shaw. Ma phrase devrait s'arrêter là tant chaque apparition de la dame est marquante. Mon snobisme naturel fait que, ce soir, ma préférence se dirige vers "The wasteland", vingt petites minutes dans une minuscule salle d'école des Beaux Arts... Le poème de T.S. Eliot s'incarnait dans le corps de Richard II ou de Médée... Une des clefs pour comprendre ma passion, ma folie du théâtre...
lundi 14 septembre 2009
jukebox 2009 # 71
Une de mes chansons favorites toutes catégories confondues. Le souvenir d'une émission de radio un soir, seul, dans le petit deux-pièces de ma grand-mère que je squattai en son absence. Une sorte d'épiphanie très intime du genre de celles qui vous accompagnent toute la vie. Certaines versions françaises de "Ode to Billie Joe" plus ou moins méritantes ont circulé ici et là. Aucune n'ayant jamais atteint l'ambiguïté et la moiteur de la version de Bobbie Gentry. Frissons garantis. Sinon vous n'avez rien à faire ici. :o)
samedi 12 septembre 2009
au hasard des rencontres # 13
jeudi 10 septembre 2009
jukebox 2009 # 70
une rentrée assez lourde et pleine... ce soir, un film beau comme la lune, "la france" de Serge Bozon. Hors du temps, hors du monde. Une guerre où les soldats chantent en s'accompagnant d'instruments improbables. Et cette chanson... "Gospel lane"...
à très vite... promis...
dimanche 6 septembre 2009
jukebox 2009 # 69
vendredi soir, à Pleyel, Laurie Anderson était totalement dans le don de soi. Restée trop longtemps éloignée de nos scènes parisiennes, l'émotion m'a submergé. Son Lou Reed de mari lui a donné la réplique à sa manière sèche et chirurgicale. John Zorn en invité surprise n'a pas été pour me déplaire. De magnifiques versions de "Pale blue eyes", "Halloween parade", "Only an expert", "I'll be your mirror" et tant d'autres titres plus ou moins célèbres. Une très belle soirée !
dimanche 30 août 2009
jukebox 2009 # 68
Le divin Joe Henry, un de mes plus intimes héros. Pour comprendre, écoutez donc son magnifique "Scar" et laissez le disque se terminer, calmement, sans urgence.
jeudi 27 août 2009
jukebox 2009 # 67
Ellie Greenwich, 23 octore 1940-26 août 2009.
Une des plus importantes compositrices de chansons pop des années 60.
"da-doo-ron-ron" ou "river deep, mountain high", "be my baby", "then he kissed me", leader of the pack", etc... c'était elle...
:(
lundi 24 août 2009
viens voir les comédiens # 04
"La mouette" montée par Philippe Calvario. Grand souvenir aux Bouffes du Nord il y a des années.
samedi 22 août 2009
jukebox 2009 # 66
allez, un nouveau petit coup de fraîcheur comme un verre de pastis artisanal avec plein de glaçons.
:)
"Homériade" de Dimitris Dimitriadis
pour Armando Llamas
1. ULYSSE
Je suis Ithaque
Je suis Ulysse
Je ne suis pas Ithaque
Je suis Ithaque
et Ulysse
Je ne suis pas Ulysse
Je suis Ithaque
qui a perdu Ulysse
Je suis Ulysse
qu'Ithaque a perdu
Je ne suis pas Ulysse
Je suis Ithaque
Je suis Ulysse
qui est Ithaque
Ulysse
C'est elle qui m'a tué
Ithaque
C'est moi qui l'ai tué
Moi et lui
Elle et moi
Maintenant
elle
Elle seule
Je suis elle
Elle moi
Je suis rentré
Ulysse
Personne
ne m'attendait
ne m'a reçu
Ni la vague
ni le sable
ni le père
ni le chien
ni les pierres
ni la maison
ni le fils
ni la femme
ni la fumée
ni les arbres
ni les esclaves
ni les prétendants
ni les places
ni les temples
ni le peuple
Quand je suis rentré
personne
ne m'attendait
Elle seule
Quand je suis rentré
Ithaque
m'attendait
Elle seule
(...)
15.11 - 2.12.2003
2. ITHAQUE
Je l'attendais
et il est rentré
Retour
Tout le monde l'attendait
mais lui est rentré
pour moi
Ulysse
Rien que pour moi
Brûlé de soleil
Battu par les vagues
brisé par le deuil
dépouillé
seul
pourchassé
épuisé
affligé
désabusé
mais toujours lui
Le même
Pareil
Il était rentré
il était de nouveau
à moi
Jour de retour
Tout le monde l'a accueilli
Moi
j'étais tout le monde
mais aussi
quelque chose de plus
Voilà
ce que j'étais
Cette chose de plus
Je vous parle
depuis le lieu
où je ne devrais pas
me trouver
Plus que tout le monde
moi je l'attendais
Amour
C'est ça l'amour
L'interminable attente
La fin
de l'interminable attente
Le douloureux désir
La fin
du douloureux désir
C'est ça l'amour
Il arrive
quand l'attente est devenue
insoutenable
Il se donne
quand le désir est devenu
insoutenable
C'est ça l'amour
Insoutenable
C'est ainsi que je l'attendais
(...)
Je l'attendais
et il est rentré
Retour
Tout le monde l'attendait
mais lui est rentré
pour moi
Ulysse
Rien que pour moi
Brûlé de soleil
Battu par les vagues
brisé par le deuil
dépouillé
seul
pourchassé
épuisé
affligé
désabusé
mais toujours lui
Le même
Pareil
Il était rentré
il était de nouveau
à moi
Jour de retour
Tout le monde l'a accueilli
Moi
j'étais tout le monde
mais aussi
quelque chose de plus
Voilà
ce que j'étais
Cette chose de plus
Je vous parle
depuis le lieu
où je ne devrais pas
me trouver
Plus que tout le monde
moi je l'attendais
Amour
C'est ça l'amour
L'interminable attente
La fin
de l'interminable attente
Le douloureux désir
La fin
du douloureux désir
C'est ça l'amour
Il arrive
quand l'attente est devenue
insoutenable
Il se donne
quand le désir est devenu
insoutenable
C'est ça l'amour
Insoutenable
C'est ainsi que je l'attendais
(...)
7-11.5.2004
3. HOMERE
Je questionne Qui suis-je
Je questionne
Encore et encore
Aujourd'hui
j'ai lavé mon corps vieux et laid
Je ne l'ai pas regardé
Mes yeux ne supportent pas que le temps soit tellement visible
bien que ce soit la seule chose qu'ils supportent
J'ai lavé mon corps
puis j'ai regardé le soleil
Voilà ce que j'ai fait
Qui a fait ça
Qui est
celui qui questionne
Moi
Qui moi
Je questionne
Je n'attends pas de réponde
Je ne questionne pas pour qu'on me dise
Je ne veux pas qu'on me dise
Je questionne mais
je ne veux pas savoir
Je questionne pour ne pas savoir
Seulement pour questionner Lui qui est-ce
sans avoir de réponse
Je suis celui qui questionne
et n'a pas
et ne veut pas avoir
de réponse
parce qu'il ne veut pas savoir
Je ne sais pas qui je suis
et je ne veux pas savoir
Et pourtant je sais
Je suis quelqu'un
Je sais qui
Je ne suis pas celui que j'étais
Je ne serai pas celui que j'étais
Je ne suis pas celui que je suis
Je ne serai pas celui que je suis
Mais je questionne
non parce que je ne sais pas
Je questionne
parce que j'ai eu la réponse
Oui
des réponses j'en ai eues
Pas rien qu'une
C'est moi qui les ai données
Des réponses et des répones
Pour quoi faire
A toute question
j'ai donné réponse
Pas une question sans réponse
J'ai appris plusieurs fois qui je suis
J'ai appris j'ai tant appris
J'ai posé plein de questions
J'ai donné plein de réponses
C'est moi qui ai questionné
C'est moi qui ai répondu
Je questionnais Qui suis-je
et je répondais qui
(...)
Je questionne
Encore et encore
Aujourd'hui
j'ai lavé mon corps vieux et laid
Je ne l'ai pas regardé
Mes yeux ne supportent pas que le temps soit tellement visible
bien que ce soit la seule chose qu'ils supportent
J'ai lavé mon corps
puis j'ai regardé le soleil
Voilà ce que j'ai fait
Qui a fait ça
Qui est
celui qui questionne
Moi
Qui moi
Je questionne
Je n'attends pas de réponde
Je ne questionne pas pour qu'on me dise
Je ne veux pas qu'on me dise
Je questionne mais
je ne veux pas savoir
Je questionne pour ne pas savoir
Seulement pour questionner Lui qui est-ce
sans avoir de réponse
Je suis celui qui questionne
et n'a pas
et ne veut pas avoir
de réponse
parce qu'il ne veut pas savoir
Je ne sais pas qui je suis
et je ne veux pas savoir
Et pourtant je sais
Je suis quelqu'un
Je sais qui
Je ne suis pas celui que j'étais
Je ne serai pas celui que j'étais
Je ne suis pas celui que je suis
Je ne serai pas celui que je suis
Mais je questionne
non parce que je ne sais pas
Je questionne
parce que j'ai eu la réponse
Oui
des réponses j'en ai eues
Pas rien qu'une
C'est moi qui les ai données
Des réponses et des répones
Pour quoi faire
A toute question
j'ai donné réponse
Pas une question sans réponse
J'ai appris plusieurs fois qui je suis
J'ai appris j'ai tant appris
J'ai posé plein de questions
J'ai donné plein de réponses
C'est moi qui ai questionné
C'est moi qui ai répondu
Je questionnais Qui suis-je
et je répondais qui
(...)
19.5-2.7.2006
(c) Dimitris Dimitriadis, 2009
jukebox 2009 # 65
Je l'avais bien dit qu'une bonne nuit de sommeil estomperait mon petit coup de blues.
Cette bonne vieille chère Mama Cass... J'espère qu'au cours de sa courte vie, elle assuma son physique d'une façon aussi joyeuse que sa musique... Le premier souvenir que j'ai d'elle est pourtant lié à son décès. J'étais en vacances en Espagne et découvrais les photos de ses obsèques dans Hola... Je me demandai qui était cette grosse dame. Peu après, je découvrai les Mamas et les Papas, c'est à dire les chansons les plus euphorisantes qui soient. Je passe pourtant de longues périodes sans revenir vers eux, je ne devrais pas. Je crois que je vais rafraîchir cet été en vous en proposant quelques titres.
autour de mes nuits # 17
Fred Hersch : "So in love" (Cole Porter)
Juste une sensation de lassitude. Toute cette chaleur poisseuse qui colle à la peau et personne avec qui bavarder. Rien qu'une bonne nuit de sommeil ne pourra résoudre. Juste que la musique de Fred Hersch m'est terriblement familière ce soir.
Juste une sensation de lassitude. Toute cette chaleur poisseuse qui colle à la peau et personne avec qui bavarder. Rien qu'une bonne nuit de sommeil ne pourra résoudre. Juste que la musique de Fred Hersch m'est terriblement familière ce soir.
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